Gohon kumité

Gohon kumité

A travers une technique simple et connue, le Gohon Kumité trouve sa difficulté majeure dans une seule variable : le temps !

Gohon kumité

Initialement, au Karate club Fribourg, on apprend l’Ippon Kumité, puis le Sanbon Kumité, et plus tard, le Gohon Kumité qui nous permet de mieux nous exprimer. Malgré sa simplicité apparente, l’application peut devenir très compliquée si l’on y met es bons ingrédients.

 

Définitions :

Ippon Kumité : Tori: 1 attaque sur 1 pas, Uke recule, bloque et contre.

 

Sanbon Kumité : Tori: 1ère attaque sur 1 pas, Uke recule et bloque, Tori: 2ème attaque sur 1 pas, Uke: recule et bloque, Tori: 3ème attaque sur 1 pas, Uke: recule, bloque et contre.

 

Gohon Kumité : similaire à Sanbon Kumite, mais sur 5 attaques, au lieu de 3, le contre intervient également après le dernier bloque.

 

-Dans les 3 cas, l’attaque est définie tant au niveau de la cible (tête, tronc, etc.) que de la technique elle-même, tout comme le bloque et le contre.

-L’application doit être techniquement propre et effectuée avec kimé.

-Certains préféreront l’appliquer en mode « jiyu », c’est à dire plus en mode combat mais ça ne change en rien l’idée de ce qui suit.

-En général, on choisit des techniques simples comme oi-tsuki jodan en zenkutsu dachi pour Tori, et age Uke + gyaku-tsuki en zenkutsu dachi pour Uke.

 

 

En quoi le Gohon Kumité est difficile, alors que les techniques sont à la portée d’un débutant ?

 

Pour pimenter l’exercice, une fois passé le stade de l’application en mode « débutant », on va rendre cet échange vivant en ajustant une seule variable : le temps !

·        Le but de Tori est de « piéger » Uke sur l’une au moins des 5 attaques.

·        Tori part d’une distance proche, se relaxe pour démarrer rapidement, sans signe prévisible, avec un bon kimé et une bonne précision.

·        Pour les 5 techniques, Tori peut jouer sur la vitesse de déplacement et d’attaque (synchronisée avec le déplacement, en avance ou en retard, en accélérant ou en ralentissant son action). Il peut aussi varier le kimé, le temps entre les techniques, voir feinter un départ mais démarrer après 1-2 secondes.

·        Tori peut changer de rythme à chaque attaque, ou endormir Uke et ne changer qu’une seule fois.

·        Uke quant à lui, reste attentif, reculant uniquement au dernier moment, suffisamment détendu pour ne réagir que lorsque Tori arrive vraiment, mais suffisamment vigilant pour réagir à temps. Le blocage se fait quand Tori attaque effectivement (la fin du déplacement n’est pas toujours liée au moment du blocage). La force et la vitesse sont adaptées à celles de l’attaque. Le contre intervient « après » la 5ème attaque, avec vitesse et kimé.

·        Lorsque Uke parvient à rester en alerte et « connecté », Tori peut, occasionnellement, changer le niveau de l’attaque pour tester la réactivité et l’attention de Uke, même si cela transgresse légèrement la consigne.

 

A travers une technique simple et connue, le Gohon Kumité trouve sa difficulté dans une seule variable : Le temps !

Avec une écoute et une tension mentale adéquates pour maintenir la réactivité tout en gardant l’esprit et le corps détendus, ce processus améliore et développe les conditions psychiques qui permettent d’être éveillé et attentif, à la fois en bon Tori et en bon Uke.