Pensées de Mohamed Ali

Un homme exceptionnel !
Un jour, je suis tombé sur une émission radio qui m’a littéralement scotché durant plus d’une heure. Je ne connaissais rien de la vie de Cassius Clay. En tant que karatéka, je ne me préoccupais jamais d’autres disciplines.
Mais comme écrivait Henry Plée: « lorsque quelqu’un fait parler de lui en bien ou en mal, il faut toujours s’y intéresser, il y a quelque chose à apprendre ». Aujourd’hui, je ne peux que le comprendre et adhérer à cette idée.
Le but ici n’est pas de retracer sa vie et sa carrière, mais plutôt de reprendre quelques paroles marquantes le caractérisant afin de montrer à quel point c’était un grand homme.
Appliquer ses convictions.
-Il faut parfois beaucoup de courage, mais ça vaut la peine, autrement on pourrait le regretter pour le restant de sa vie.
-Lorsqu’il a compris que son nom provenait de l’esclavage, il a changé de nom pour s’appeler “Mohamed Ali”.
-Après avoir été triple champion du monde poids lourd, on lui a demandé d’aller au Vietnam (alors en guerre), il a refusé en disant que jamais aucun Viêt-Cong ne lui avait fait de mal, et qu’il n’avait rien contre eux . Il n’aurait pas été au front, le but non avoué était de remonter la morale des troupes. Il a même refusé alors qu’il savait qu’il perdrait ses 3 titres mondiaux ainsi que sa licence de combattant.
Être le meilleure, exceptionnel.
« Si j’étais balayeur de rue, je serais le meilleur balayeur de rue qu’il soit ».
-Peu importe ce qu’on fait, le faire du mieux qu’on peut, se donner au maximum et plus encore !
Ne rien faire pour l’argent.
-Il semble qu’il appliquait déjà cette devise avant d’être célèbre.
-L’argent ne devrait jamais guider les actions et les décisions !
Une habitude se prend en 66 jours.
-Le corps a besoin de temps pour s’habituer à un rythme. Laissez du temps au corps pour qu’il se forme (muscles, souffle, souplesse, résistance aux chocs (sac ou makiwara)). A Okinawa, les jarres de sable pour le travail de force et stature se remplissent à raison d’une cuillère à café par entraînement.
(Trentenaire : pensez-y déjà, quadragénaire et + : rappelez-vous-en ! A ceux qui reprennent l’entraînement : faites vraiment attention à reprendre progressivement !)
Ne pas toujours être sage.
-On est humain, faut pas pousser !
Avoir un but ultime pour être attiré par lui.
-Il est sain d’être au clair sur où on veut aller, on y gagne la motivation, et on se donne les moyens d’arriver.
Le service aux autres paye le loyer de notre vie sur terre.
-Je comprends que l’entraide ou l’aide était important pour lui.
Ne pas compter les jours, mais faire que les jours comptent.
-Chaque jour est important pour un accomplissement.
Être dévoué et prendre des risques tout en croyant en soi.
-Ne pas craindre d’aller de l’avant, d’agir.
Toujours garder l’amour de soi.
-Il ne s’agit pas là de se regarder dans le miroir, ni de gonfler son ego, mais de faire des choses pour soi et de croire en soi.
Ne jamais abandonner, en faire +, + longtemps que les autres, + dur, + à fond.
Pour être le meilleur, les dons ou facilités ne suffisent pas, il faut travailler, travailler, travailler, et se relever de ses échecs.
Voler comme le papillon et piquer comme l’abeille.
-Il nous a montré l’efficacité de la souplesse dans le jeu de jambes, des déplacements perpétuels et variés, ainsi que l’esquive des coups. Sa maîtrise du timing et sa rapidité lui permettait de frapper au bon moment aussi en fonction des actions de son adversaire.
Se concentrer en alpha, respirer relaxe, 2x + 1x = 3x, avec la vision de 30’000 ancêtres positifs avec et derrière soi.
-Être attentif, donc ouvert à tout ? (pas concentré ou pas Con Centré sur). Oxygéner son corps en permanence pour pouvoir produire un maximum d’énergie à tout moment.
-Se détendre pour s’économiser et garder un maximum de vitesse et pour pouvoir tout contracter d’un coup.
-Lorsqu’il entrait sur le ring, il n’était jamais seul, mais accompagné de 30’000 ancêtres. Imaginer être porté par 30’000 personnes, le mental est gagnant à 30’001 contre 1 adversaire !
-Cette dernière année, j’ai assisté plusieurs fois à des passages de grade de karaté dans plusieurs dojos, et j’ai eu l’impression que pas une seule personne ne garde sa personnalité à ce moment-là. Tous sont tendus, stressés (je l’ai aussi toujours été moi-même).
Ali donne des clés pour nous améliorer :
-En s’entraînant sans compter, tout son être s’habitue (physiquement et mentalement), on se rend compte de où on en est, ce qu’on sait faire, ceci augmente la confiance en soi !
-En gardant un rythme soutenu durant plus de 66 jours, le corps a pris l’habitude, il n’est pas épuisé.
L’effet positif d’entraînements difficiles est qu’on apprend à se détendre lorsqu’on peut, lorsqu’il faut (tout en se donnant à fond bien sûr).
-Le blocage de la respiration amène un manque d’oxygénation de la tête et du corps, donc un essoufflement, un ralentissement des mouvements, moins de dynamisme et l’esprit est moins attentif, …. On entre donc dans un cercle vicieux qui amplifie et péjore son état de départ et réduit son plein potentiel. Améliorons ce qui est essentiel : la respiration et la détente.
-Le stress peut couper les moyens cognitifs, le potentiel de réflexion, d’analyse disparaît pour laisser place à l’intuition, au réflexe. C’est le cerveau reptilien qui prend la main, il a une mémoire à très court terme (entre 2 minutes et 2 jours). Pour cette raison, il faut travailler jusqu’au dernier moment (tout en prenant soin de soi à ne pas s’épuiser).
-Si « l’épreuve » en elle-même est un stress, prendre conscience que chaque jour de la vie a ses propres épreuves, petites ou grandes. Trouver un défi quotidien. Ne jamais « essayer de », mais lorsqu’on a décidé, se le dire et juste le faire. Petit à petit, on prend une habitude qui banalise “l’épreuve”.
-Pour finir, garder l’amour de soi, la confiance en ses capacités. Se « booster » en entrant sur les tatamis avec ses 30’000 ancêtres avec et derrière soi.